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9 avril 2014

L’autre France est dans les airs

A l’heure où l’avion n’a vraiment rien de sexy, Air France a voulu mettre les petits plats dans les grands et faire le grand ménage. Après 15 années de Faire du ciel le plus bel endroit de la terre, le slogan sera désormais France is in the air. Donner à Air France une image d’évasion accessible à tous, tout en gardant une certaine authenticité à la française, tel fut le défi de l’agence parisienne BETC. Ce n’est donc pas hasard que le duo de photographes argentins Sofia & Mauro dont le travail a été publié dans de très nombreuses publications internationales comme Numéro, Flair, The New York Times Magazines, The New Yorker, Interview Magazine, ont signé cette campagne contenant plus d’une dizaine de visuels aux couleurs chatoyantes et aux décors dépaysants. Et comme dans Air France, y a France, ben…la France est superstar.

af-mosaique-630x713Toujours dans la volonté de toucher de nouveaux publics, elle continue son ascension artistique afin de donner à tous le désir de voyager dans ses A380. Un changement de slogan audacieux et révélateur de sa nouvelle impulsion. France is in the air, la France est dans les airs, montre très bien que cette campagne veut magnifier son image à l’étranger et consolider le lien existant avec les voyageurs français. Le grand employeur de l’hexagone souhaite se démarquer de la concurrence étrangère et low cost, qui s’accaparent du marché sur les courts et moyens-courriers, en imposant une tout autre image de marque et une proximité sans égale.

Sans lésiner sur la qualité de ses services indéniables, la compagnie aérienne joue avec puissance sur les clichés gros comme des maisons pour ne pas dérouter le client et nous vendre du rêve : la geisha pour le Japon, la danseuse de Flamenco pour l’Espagne et le pagne sur la tête pour symboliser Dakar. Un manque de subtilité assumé pour aller droit au but. Pour la France l’un des pays les plus visités au monde, c’est le même combat, avalanche de valeurs sûres : le bibi, le Lido, les châteaux, la bouffe et son fameux drapeau tricolore. Cette vision simpliste n’est pas au goût de tous. Re appropriate, blog en faveur de la cause asiatique, dans son post Orientalism is the air, l’Orientalisme est dans les airs, dénonce le fait que la plupart des modèles soient des femmes blanches portant des atours orientaux. Les asiatiques se rebiffent et veulent aussi être vus !

Visuellement je n’ai pas été gênée, peut-être une question d’habitude, mais difficile de ne pas croiser du regard toutes ces affiches dans Paname et ne pas sentir le désir de m’évader vers toutes ces destinations. Orientalisme ou pas. Bien entendu que ce n’est que de la publicité mais dans une atmosphère dégradée par des propos intolérants cette publicité fait du bien. La publicité se doit d’être prescriptrice de tendances, d’offrir une réalité différente et surtout fantasmée de l’actualité. On s’imagine qu’Air France veut encore y croire et fouille dans les vestiges de la diversité, gage de succès garanti. Un arrière-goût de 98 donc un goût d’inachevé !

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Il en faut peu à la blogosphère afro-centrée optimiste pour s’emballer et qualifier le mannequin de « Marianne noire ». Mouais, faut pas pousser, tout de même ! Cette Marianne-là, si on peut l’appeler comme ça, n’est qu’un concept, une chimère. Elle est l’idée qu’Air France a choisi de donner aux Français et ailleurs. Ici-bas, tout est une question de capital, Air France ne tente pas de faire de la politique ou de la philosophie mais indiquer que, dans les airs (surtout sur les longs-courriers), la femme noire a un pouvoir d’achat et c’est à lui dont la compagnie aérienne veut s’adresser, pas à sa couleur de peau mais à son portefeuille. Et, pour moi, c’est déjà pas mal. De quoi faire perdre le contrôle du déambulateur de Jean-Marie Le Pen !

Mater cette pub dans la rue me rappelle que c’est à l’étranger que nous nous sentons plus Français que jamais, que nous sommes les ambassadeurs de notre baguette nationale et de nos bouteilles d’Evian qui coûtent la peau des fesses. C’est à l’étranger que l’on comprend que nous sommes des minets comme les autres. Derrière l’esthétisme parfait, la ribambelle de bijoux et de maquillage outrancier, la plus chauvine des entreprises a vu juste, pas dans le but de faire changer les mentalités mais pour une fois, on ne va pas chipoter et apprécier l’effort.

Manda
31 mars 2014

Lignes Floues

Producteur émérite atypique, bête de mode et chanteur à la voix de fausset, Pharrell Williams sait mieux que quiconque ce qui fera bouger les foules de demain. Toujours en avance de plusieurs tendances, il fait une rentrée en fanfare et vogue sur la morosité ambiante. Happy tiré de la bande originale de Moi, moche et méchant 2 aurait pu rester un morceau puéril sans grande visibilité, le génie de Pharrell sera d’en faire un titre universel. Composé et écrit par ses soins, il a su chercher en lui-même cet élément fédérateur capable de rassembler les gens lambda peu importe leur couleur de peau, leur taille, leur style, leur religion ou même leur parti politique. Pas con, la belette, sa recette est simple, quand on sait où chercher, des paroles naïves, une mélodie vintage, des gens ordinaires, il a fallu de peu chose pour que toute la planète se l’arrache. L’éternel skater de Virginie est heureux et nous gâte avec une couv’ des plus colorées pour le GQ américain du mois d’avril.

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A 40 ans et plus de 10 ans au service des autres, Pharrell s’attaque à la promotion de son 2ème opus, GIRL. Ne faisant pas les choses à moitié, il va jusqu’à s’associer avec le label de mode japonais Comme des Garçons pour créer une essence pour toutes ses GIRLs. Une idée de génie et surtout une très bonne façon de générer de la money money, dans une époque où l’industrie du disque ne rapporte plus grand-chose. Il accumule donc les collaborations modesques et la dernière en date, est juste grandiose, Adidas. Misant sur bien plus qu’une simple collaboration, la marque à 3 bandes l’invite à y laisser son flair infaillible. Oui, Pharrell ne se contente jamais de prêter sa belle gueule, il expérimente, partage, s’engage et s’harnache avec zèle. Plus qu’une simple association de grands noms, il semble s’amouracher des processus artistiques. Toujours dans un esthétisme épuré et accessible, Pharrell cultive un style relax, parfois dandy, parfois street sans faire trop peur aux frileux du hip hop.

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Face à Enora Malagré à la ramasse synonyme de comment nous menons une interview pourrie à la française ou quand il danse tel un gosse pour obtenir un Big Mac avant l’heure dans un McDo de la capitale, Pharrell reste Pharrell, cool et impassible. Un professionnalisme sans précédent qui se caractérise par une retenue sans égale et le désir de partager son amour pour la musique avec bonne humeur. Mettons son attitude relou sur le compte du craquage ou d’une mauvaise gestion de la sortie de son album car Pharrell aurait mieux fait de faire comme avant, c’est-à-dire, se la fermer ! A se demander si Beyoncé et Miley Cyrus n’ont pas déteint sur lui, Pharrell a trouvé qu’il était bon qu’il sorte de la boîte du disc-jockey nerd à breloques brillantes de mille feux. Ouais, il a décidé qu’il serait plus judicieux d’associer son travail à une idéologie assez, comment dire, dans le temps. Williams est une féministe comme une autre, il crie haut et fort son soutien à la présidence d’Hillary, qu’il est pour la Femme et éternellement dans la Femme (ben c’est vrai, quoi !).

Les Jackson Five avaient tendance à répéter « We are only entertainers« , « Nous ne sommes que des artistes » quand les questions sortaient du domaine pour lequel ils étaient assignés. Je ne sais pas si c’est le fait qu’Obama soit le Président des States mais tous les artistes noirs ou ce qu’ils le sont dans leur tête s’imaginent être dotés du droit immuable de raconter leur life, d’être le porte-parole d’un politique, d’un programme ou d’une philosophie quelconque. Franchement, on se serait contenté d’un teaser sexy avec du name dropping à tout va et d’un discours plus qu’évasif sur son cheminement artistique. POINT. Non, il a voulu nous faire plaisir et nous chanter que ce disque est pour TOUTES les femmes et blablabla. Et c’est là, qu’il a tout faux, parce que la pochette ne nous dit pas que TOUTES les minettes sont à l’honneur, juste une partie, pas TOUTES. Un constat récurrent qui a mis en pétard sa fan base afro-américaine à la peau foncée. Et c’est là que la beau Pharrell aurait dû avaler sa salive dans le calme et accepter son erreur de communication.

Que nenni, sa fierté d’artiste contrarié prend le dessus. Il se lâche dans son interview pour GQ et affirme ou réaffirme sans peur que ces vipères, oui parce qu’elles font un peu plomber les ventes et qu’il compte ses sous avec minutie, sont dans l’insécurité. En anglais, ça sonne, encore plus hard, INSECURE B**** !!! J’ai rajouté B****, ça sonnait plus dramatique et dans le fond je crois qu’il le pensait vraiment. Dans une publication internationale, le chanteur freluquet s’est permis d’invectiver ses compatriotes de INSECURE B****, une très mauvaise idée. Les réseaux sociaux deviennent la tribune idéale pour faire taire les artistes mégalo. Les insultes fusent et les vérités sortent. Et c’est là que le bas blesse, le grand Pharrell ne sait faire que de la bonne musique pour les autres, alors, pourquoi sacrifier des dollars pour un album de génie qui n’a rien de génial !

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En tant, qu’Afro-européenne, ayant l’habitude que les femmes blanches parlent à ma place, je trouve cette prise de position très audacieuse ! Des femmes noires comme moi, on réussit à faire sortir de ses gonds un producteur de renom, un des seuls à savoir à quoi ressemble le duo de Daft Punk. En même temps, on s’interroge toujours sur la nature de ses gênes et sur la couleur de son sang. Un tour de force tout même impressionnant, nan ?! Dans 10 ans, peut-être que nous pourrons avoir une France médiatique à l’image de la France réalistique !

En vrai, il s’en fout de la femme et encore moins de toutes ces problématiques dont son album ne risquent pas de donner de réponse, anyway ! Ce qu’il veut, c’est vendre. Malheureusement la belle plante de Frontin’, son pas de deux avec Lupita Nyong’o à la cérémonie des Oscars, le fait que son épouse soit une femme de couleur et qu’il soit à fond pour l’accession à la Maison Blanche d’Hillary Clinton (sur la simple base que Bill est un bon joueur de saxo, ouais, de saxo !) n’auront pas effacé son manque cruel de répartie. Pour le coup, le nouveau coach de The Voice passe juste pour un bouffon bien habillé !

Manda
24 mars 2014

Foutez-lui la paix !

La une de Vogue d’avril 2014 marque le moment où Kim Kardashian est bien plus influençable que ne pouvions imaginer et qu’Anna Wintour est dans l’obligation de faire avec. Sans trop d’attente, les internautes balancent leur venin, déçus de ce revirement soudain de la patronne de la mode. La majorité des commentaires lynche sévèrement le couple et remette en question la décision de la peut-être cheftaine de Vanity Fair 2, euh Vogue, Anna Wintour, qui s’en défend. L’hypocrite qui faisait la tronche dès que la star de la télé-réalité s’approchait pour un petit selfie, est tombée dans son propre jeu. Au nom de la money money, Anna doit bien admettre qu’elle n’est plus la chef à bord, Kim et Kanye le sont.

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Même si les haineux aiment la haïr, difficile de ne pas constater qu’aujourd’hui Kim Kardashian fait plus parler d’elle pour son sens du style que pour ce à quoi son nom, celui du célèbre avocat d’O.J Simpson, est malheureusement associé. Bien plus qu’un phénomène médiatique, une bête de foire ou une imbécile en Givenchy, elle est la porte-parole d’une catégorie de femmes peu médiatisées et s’attaque avec fierté à ce marché éponyme non négligeable : celui des femmes bien en chair. Ce qui doit surement expliquer sa longévité et ce pour quoi elle a mon soutien malgré les racontars fielleux qui s’évertuent à questionner son ascension.

Je ne compte pas rejoindre les commentaires intolérants que génère la vue de cette couverture si controversée, à tort, à mon sens. Vogue a tout fait en grand en faisant appel à la photographe Annie Leibovitz afin d’immortaliser comme il se doit Kanye, Kim et leur fille de 9 mois, North. Une parodie du bonheur super-réaliste de la famille la plus détestée de l’entertainment américain. A l’instar du Guardian, je pense honnêtement que Kim Kardashian méritait la une de Vogue, seule. En businesswoman avisée, l’Arménienne a les corones les plus solides du business pour figurer dans un magazine de cette envergure. Cependant, l’angle du couple le plus médiatisé est trop surfait et presque trop attendu. Pour une femme qui célèbre son troisième mariage, le point de vue ne me semble pas très judicieux.

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Effectivement, Kim a fait une sex-tape, s’est tapée tous les renois (au courant de sa réputation de marie-couche-toi-là !) de la ligue de base-ball, de la ligue basket-ball et de la ligue des chanteurs de R’n'B au succès mitigé et s’est faite connaître par le biais d’une télé-réalité qualifiée de stupide avec une audience égale à la population française. Il serait peut-être temps d’arrêter de lui lancer la pierre. Finalement, le constat de son parcours vers la célébrité est certes accablant mais il nous fait entrevoir une facette des plus dégueulasses de l’être humain, cette difficulté à reconnaître que malgré tout ça, Kim Kardashian a fait du chemin !

De midinette bling-bling en mal d’amour et sans talent réel, elle est passée au statut de mère et de prescriptrice de mode. Une leçon de malade et un circuit qui ressemble à beaucoup d’exceptions près à celui de Victoria Beckham. Un parcours jalonné d’erreurs, de très mauvaises décisions et soyons honnêtes d’acceptation de soi, que demander de plus ?! Se faire constamment ramener à ses boulettes est une chose qui peut en achever plus d’un. La tête haute et le boule moulé dans sa jupe crayon taille 44, elle laisse parler les gens et continue à propulser Dash avec sa sororité et sa télé-réalité au summum de l’audimat.

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Au regard de nos propres vies, nous devrions nous la fermer un peu et acclamer (bon, pas jusque-là !) l’amour que ces deux lurons vaniteux manifestent l’un envers l’autre. Que Kanye ait payé, menacé ou je ne sais guère pour qu’Anna accepte de leur donner ladite prestigieuse couv’ prouve qu’il a le mérite d’offrir à sa dulcinée ce dont elle rêve ou ce qu’il rêve à sa place. Pour eux, il n’y a pas trop de différence !

Manda
19 mars 2014

Le baiser social

First Kiss est une vidéo promotionnelle pour la marque WREN sonorement habillée par We Might Be Dead By Tomorrow de la chanteuse bordelaise, SoKo. La réalisatrice, Tatia Pilieva, a voulu faire fort pour promouvoir une griffe inconnue par le commun des mortels. First Kiss, qui aurait aussi bien pu s’appeler French Kiss, a enregistré plus de 45 millions de vues sur YouTube depuis sa diffusion le 10 mars 2014. Une réussite numérique s’appuyant sur la force des réseaux sociaux : le partage.

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Stéphanie Sokolinski alias SoKo en collaboration avec WREN utilise à bon escient les formules d’antan. Connue en 2007 par le biais de la plateforme musicale Myspace, l’artiste de 27 ans est consciente des vertus du net. A l’instar de son homologue anglaise à la voix fluette, Lily Allen, issue de la même plateforme, SoKo use du pouvoir d’identification, qu’elle distille çà et là dans ses textes et dans son style vestimentaire limite clochardesque, faisant de nous les décideurs et les acteurs de son succès. En pro du baiser lesbien, elle réitère l’exercice et cette fois, la planète entière semble être attendrie par ce moment d’intimité collective.

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Affublés de la sape de la marque, qui ne brille pas par son originalité, 10 couples triés sur le volet s’embrassent à plein gosier. Pour ne froisser personne, la représentation des préférences sexuelles est respectée. Après montage, la réalisatrice a voulu garder le making of des baisers les plus matés du web. Il s’avère que l’objectif est atteint avec naturel. En même temps, ils n’ont pas fait appel à des acteurs et des mannequins pour rien. Ils se regardent, se testent, se touchent et s’embrassent goulûment et parfois même tendrement. Après le partage de salive et de germes en tous genres, je suis étonnée que certains participants soient dans l’incapacité de retenir le prénom de son copain ou sa copine d’expérimentation.

Malgré l’abondance de commentaires positifs, je n’embarque pas dans le truc. J’imagine que les 45 millions ont trouvé l’initiative touchante et à fleur de peau, pas moi ! Les « oh, formidable », « c’est beau l’amour » ou encore « le feriez-vous ? », ne m’ont pas convaincu et n’ont pas généré ce désir ardent de « galocher » (mot désormais répertorié dans le Petit Robert édition 2014) un parfait inconnu. Suis-je la seule à trouver ça étrange ? Qu’est-ce qu’il y a de merveilleux à embrasser un anonyme ? 20 étrangers qui se roulent une pelle, c’est ça la représentation de l’amour 2.0 ? Dans la vie réelle, la pilule serait dure à avaler.

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Traitez-moi de conservatrice catho-rétrograde, je m’en fiche, mais personnellement je me qualifierai plutôt de sentimentaliste et d’hygiéniste. Croyez-moi, le français moyen n’aime pas vraiment se brosser les dents et encore moins se racler la langue, donc imaginez ! Puis après s’être mutuellement racler la langue, on fait quoi ? On se barre, on passe à autre chose, on se follow sur Twitter ou encore mieux, on devient potes sur Facebook ? J’ai vraiment du mal avec cette notion de consommation d’autrui soi-disant poétique simplement parce qu’elle est la résultante du mantra de notre génération Y(ou) O(only) L(ive) O(nce), on ne vit qu’une fois, un acronyme en parfaite adéquation avec le titre de fond We Might Be Dead By Tomorrow, Nous serions peut-être morts d’ici demain. 

Cette fatalité commune à tous devrait être LA raison principale du renouvellement illimité de ce geste si précieux avec l’être aimé et non pas avec un(e) total(e) anonyme. Nous avons tous une perception différente du baiser, ma perception à moi le prendrait pour une violation de mon intimité buccale. A défaut de ne pas adhérer au concept, j’essaie d’appréhender avec beaucoup (beaucoup !) de recul le message caché du spot. Peut-être voulaient-ils nous apprendre les rudiments de l’emballage impeccable, à défaut de nous montrer des fringues dignes ce nom ? Une sorte de tutorial avec les dos et les don’ts du baiser parfait parce que, ouais, y a de vrais daleux dans cette pub…et dans la vie !

Manda